28 décembre 2010

Une ville qui rétrécit

Detroit est une shrinking city, une ville qui rétrécit. Depuis déjà longtemps : à la fin des années 1960, les émeutes raciales font fuir les Blancs des classes moyennes vers les banlieues. La fin de l'âge d'or de l'automobile entraîne un déclin progressif. Le krach de 2007, la crise des subprimes, les saisies immobilières et la débâcle des trois principaux employeurs de la ville - Ford, Chrysler et General Motors - précipitent la chute. La grande métropole de plus de 2 millions d'habitants n'en abrite plus que 800 000. Le syndrôme des villes manufacturières de la Rust Belt (« ceinture de la rouille ») du nord des Etats-Unis, Cleveland, Flint, Pittsburgh, est bien connu. Mais aucune ne le vit au niveau, dantesque, de Detroit, ville fantôme de 370 kilomètres carrés, dont plus d'un quart du territoire - 100 kilomètres carrés, l'équivalent de Paris - est vide. La ville est un gruyère géant où pas un seul quartier, même chic, n'échappe aux trous honteux - maisons abandonnées, rues désertes, enseignes fermées. Territoire indéfini, ni urbain ni champêtre, enchevêtrement de terrains vagues, d'autoroutes, de friches industrielles, où l'on cherche en vain... un supermarché (le dernier a fermé en 2008), une librairie ou un cinéma. Télérama

Un reportage bouleversant à lire sur Télérama.fr

Avec les SIRH, nous devons également faire face à cette problématique : comment s'adapter face au rétrécissement? Un challenge très dur et qui ne peut donner satisfaction que des années plus tard quand un nouveau projet d'entreprise se concrétise.

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